Réponse courte
Ce n’est pas votre faute, et vous avez des recours. Ne payez pas et ne négociez pas avec la personne qui vous menace. Conservez les preuves — liens, pseudos, captures des menaces — sans partager les images. Les adultes peuvent utiliser StopNCII.org, qui crée une empreinte numérique (hash) des images sur votre propre appareil pour que les plateformes partenaires les bloquent ; pour des images prises avant vos 18 ans, utilisez Take It Down. Signalez le contenu sur chaque plateforme, demandez à Google de le retirer de la recherche — Google vise un examen sous 48 heures — et portez plainte pour les menaces.
Premiers réflexes
- Coupez le contact avec la personne qui vous menace et ne payez pas — le paiement entraîne souvent d’autres exigences.
- Conservez les preuves : liens, pseudos, profils, dates et captures des messages et menaces.
- Parlez-en à une personne de confiance et pensez à une ligne d’aide aux victimes.
- Portez plainte pour menaces ou chantage.
Stopper la diffusion : StopNCII et Take It Down
StopNCII.org est un outil gratuit géré par la Revenge Porn Helpline (SWGfL). Il génère un hash de vos images intimes sur votre appareil ; seul le hash — jamais l’image — est partagé avec les entreprises partenaires, qui s’en servent pour détecter et retirer les copies. Take It Down, du National Center for Missing & Exploited Children américain, fait de même pour les images d’une personne de moins de 18 ans, de façon anonyme.
Signaler sur chaque plateforme
Instagram, Facebook, TikTok, X, Reddit et les autres grandes plateformes interdisent les images intimes non consenties, y compris les « deepfakes » générés par IA. Signalez chaque publication et compte dans l’appli en choisissant l’option des images intimes partagées sans consentement. Aux États-Unis, le TAKE IT DOWN Act oblige les plateformes concernées à retirer les images signalées dans les 48 heures suivant une demande valide.
Retirer de la recherche Google
Google retire de la recherche les images personnelles explicites ou intimes dont vous n’avez pas consenti la publication — y compris fausses ou synthétiques. Vous répondez à quelques questions et fournissez les liens ; Google vise un examen sous 48 heures, envoie le résultat par e-mail et peut filtrer les copies futures. Le retrait de la recherche ne supprime pas le site : signalez aussi à l’hébergeur.
Se faire aider pour le retrait
Quand les copies se répandent, suivre chaque lien, signalement et nouvelle mise en ligne est épuisant. Notre suppression de contenus et notre retrait de résultats Google s’en chargent discrètement, par la procédure officielle de chaque plateforme. Nous ne vous demandons jamais d’envoyer les images — liens et captures des pages suffisent.
Questions fréquentes
StopNCII voit-il mes photos ?
Non. Le hash est créé sur votre appareil, et seule cette empreinte est partagée avec les entreprises partenaires.
Et si les images sont des faux générés par IA ?
La règle de Google et celles de la plupart des plateformes couvrent aussi les images intimes fausses ou synthétiques ; signalez-les de la même façon.
Dois-je payer la personne qui menace de publier ?
Non. Coupez le contact, gardez les preuves, signalez à la plateforme et à la police. Payer arrête rarement les menaces.
Les images peuvent-elles être retirées partout ?
Les grandes plateformes et moteurs agissent sur signalement valide, et le hashing bloque les nouvelles mises en ligne chez les partenaires. Les sites hors de portée sont plus difficiles, mais des signalements persistants aux hébergeurs aboutissent souvent.
Sources: StopNCII.org, Take It Down (NCMEC), Aide Recherche Google — retirer des images intimes