Sextorsion : que faire si quelqu’un menace de diffuser vos images intimes

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Réponse courte

Ne payez pas et n’envoyez plus rien — selon le FBI, payer arrête rarement les demandes. Ne répondez plus, mais ne supprimez ni la conversation ni le compte : faites d’abord des captures du profil, des messages et des coordonnées de paiement, puis signalez et bloquez. Portez plainte : en France, sur THESEE ou au commissariat ; ailleurs, auprès de la police. Pour stopper la diffusion, utilisez les outils gratuits d’empreinte : Take It Down (NCMEC) si vous aviez moins de 18 ans sur les images, StopNCII.org si vous aviez 18 ans ou plus. Si vous êtes en danger ou pensez à vous faire du mal, appelez tout de suite les secours (112) ou le 3114 en France. Ce n’est pas votre faute.

Comment le chantage fonctionne le plus souvent

  • Un nouveau contact — souvent un faux profil de votre âge — passe vite en messages privés et demande des images.
  • En quelques minutes, le ton change : on vous montre votre liste d’abonnés ou de contacts et on exige de l’argent, des cartes cadeaux ou des cryptos, ou on menace de publier.
  • Beaucoup de demandes viennent de groupes organisés à l’étranger qui appliquent le même scénario à de nombreuses personnes. Payer vous désigne comme quelqu’un qui paie.

La première heure : que faire

  1. Ne répondez plus. Ne négociez pas, ne payez pas, n’envoyez rien de plus.
  2. Conservez les preuves : captures du profil, du pseudo, des messages, des demandes de paiement et des liens — avant de bloquer.
  3. Signalez le compte dans l’appli, puis bloquez-le.
  4. Verrouillez vos comptes : passez-les en privé pour l’instant, masquez vos listes d’abonnés et d’amis, vérifiez la sécurité de connexion.
  5. Parlez-en à une personne de confiance. Si vous avez moins de 18 ans, prévenez un parent, un enseignant ou un autre adulte de confiance.

Signaler

  • France : plainte en ligne sur THESEE ou au commissariat ; cybermalveillance.gouv.fr accompagne les victimes. Belgique, Suisse : la police.
  • États-Unis : le FBI sur tips.fbi.gov ou l’IC3, ou au 1-800-CALL-FBI ; pour les mineurs, aussi la CyberTipline du NCMEC, où une personne peut vous accompagner.
  • Royaume-Uni : la police (101, ou 999 en urgence) ; les adultes peuvent contacter le Revenge Porn Helpline.
  • Australie : l’eSafety Commissioner ; les mineurs victimes de sextorsion peuvent saisir l’ACCCE.
  • Autres pays : voir où signaler, par pays.

Stopper la diffusion — des outils gratuits

  • Take It Down (NCMEC) : pour les images ou vidéos prises quand vous aviez moins de 18 ans. Gratuit, anonyme, et vous n’envoyez l’image à personne — une empreinte numérique (hash) est créée sur votre appareil et partagée avec les plateformes participantes.
  • StopNCII.org : le même principe pour les adultes qui avaient 18 ans ou plus sur les images, y compris les images truquées ou générées par IA. Les plateformes partenaires comparent les envois à ces empreintes.
  • Au Royaume-Uni, les mineurs peuvent aussi utiliser Report Remove de Childline et de l’IWF.
  • Ces outils ne fonctionnent que sur les plateformes participantes, et pas dans les messageries chiffrées. Si un contenu est déjà publié, signalez aussi directement cette publication.

Notre place — et ce qu’il faut éviter

Les outils ci-dessus sont gratuits. Quiconque fait payer pour « effacer les images d’Internet » ou pour « négocier » avec le maître chanteur vend ce que personne ne peut livrer. Si des faux comptes ou des publications subsistent après les voies gratuites, notre travail de suppression de contenus et de comptes passe par les procédures de signalement des plateformes ; nous ne demandons jamais de mot de passe et ne contactons jamais le maître chanteur.

Questions fréquentes

Vont-ils vraiment publier si je ne paie pas ?

Personne ne peut le garantir, mais payer y met rarement fin — le FBI note que les demandes continuent généralement. Signaler, bloquer et utiliser les outils d’empreinte limitent les dégâts.

Dois-je supprimer mon compte ?

Ne supprimez ni la conversation ni le compte avant d’avoir sauvegardé les preuves ; les enquêteurs peuvent en avoir besoin. Passer en privé et masquer vos abonnés suffit en général pour l’instant.

J’étais mineur sur les images mais je suis majeur aujourd’hui. Quel outil ?

Take It Down, du NCMEC, couvre les images prises quand vous aviez moins de 18 ans — même si vous êtes plus âgé aujourd’hui.

Ces outils voient-ils mes photos ?

Non. Take It Down et StopNCII créent l’empreinte sur votre appareil ; l’image elle-même n’est pas envoyée.

Si vous êtes parent : restez calme et du côté de votre enfant. Le coupable, c’est le maître chanteur — et un enfant qui ose en parler est un enfant qu’on peut aider.

Sources: FBI — financially motivated sextortion, NCMEC — Take It Down, StopNCII.org, Childline et IWF — Report Remove, Revenge Porn Helpline — menaces de diffusion d’images intimes, eSafety Commissioner — signaler des abus fondés sur l’image

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